The King Of Fighters XI : Quasi-Perfect.

Publié le par Julius81

Lorsque j'étais plus jeune, une console faisait rêver de nombreux joueurs et rares sont ceux qui pouvaient se la payer. Il s'agissait de la Neo-Geo, qui  avait également des cartouches hors de prix. 1500F le jeu, c'était le prix d'une Super-Nintendo  ou d'une Megadrive! Mais elle a eu le mérite de s'octroyer la couronne de "reine des jeux de bastons 2D"  avec des séries mythiques telles que Art of Fighting, Fatal Fury  World Heroes et bien d'autres.  En 1994, un énorme Cross-Over  voit le jour,  The King of Fighters '94. La série perdurera avec le nom des années jusqu'en 2003 . 
Voici à quoi jouaient une élite, tandis que la plupart d'entre nous se contentaient de Street Fighter 2  et ses déclinaisons ainsi que  de Mortal Kombat...


En 2007, la série est fait un retour a ses racines après des adaptations en 3D qui n'ont pas fait l'unanimité. Le jeu s'intitule donc King of Fighters XI , la série ne pouvant plus suivre le rythme d'un épisode par an.

Nom: King of Fighters XI
Développeur: SNK Playmore
Genre: Combat en 2D
Console: PlayStation 2
Sorti le 15/06/2007
11 équipes de base, jusqu'à 47 combattants au total.
Textes: Anglais
Voix: Japonais
60 Hertz: Oui.
Continues: oui.
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Terry Bogard déclare sa flamme à Elisabeth...

Un histoire  de vol...
Le prétexte à ces joutes  en 2D reste mince comme un grain de riz: On a volé le sceau d'Orochi. Ceci est suffisant pour monter un nouveau tournoi de KoF...
Vous le voyez, ça ne vole pas haut... Enfin ce n'est pas le plus important dans un jeu de baston, mais on a tout de même connu plus poussé dans le genre...

Un roster de choix...
La première chose qui frappe, c'est que le nombre d'équipes est déjà imposant: 11 groupes de trois combattants. Mais vous pouvez faire également un mix de plusieurs, le jeu se jouant la plupart du temps en 3 contre 3. Cependant, si vous voulez débloquer les fins en mode arcade , il vous faudra prendre l'équipe entière.
Le parcours est des plus classiques: vous combattez quelques équipes, puis vous affrontez un boss à mi-chemin, qui dépend de votre perfomance. L'ordinateur en choisira un sur les cinq programmés selon vos exploits. A la fin, on trouve Shion, une guèrrière armée d'une lance, puis le boss final est une vieille connaissance des habitués puisque l'on trouve Magaki. J'y reviendrai.
Puis il y a quelques petits nouveaux , comme Oswald ( pas mal), Elisabeth, une Française,B. Jenet et Momoko. Tous les trois sont très agréables à jouer et s'intègrent bien à leurs équipes.  Bien entendu les anciens sont au rendez-vous, comme Ryo et Yuri Sakazaki, ou encore Mary...
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B. Jenet qui s'aprête à fondre sur le pauvre Terry...

Jouabilité à l'ancienne et exigeante.
Il faut du temps pour apprendre à maîtriser toutes les subtilités du gameplay que propose le jeu. En effet, bien qu'en 2D, il bénéfice d'un gameplay très fouillé et complexe. Tant et si bien que je ne sais pas par quoi commencer... Ah, si... je sais.
Lorsque vous choisissez votre équipe, l'ordinateur vous demandera de choisir le chef d'équipe.  Le choix est important parce que vous ne pourrez le changer une fois la partie lancée. L'ordre de passage est également important. Lors des combats, le leader aura une barre de santé verte, tandis que celle des deux autres sera orange. Mais ça ne sera pas le seul paramètre à prendre ne compte.
Bien évidemment  il faudra qu'au moins un des trois persos achève l'autre équipe avant que cette dernière ne vous fasse la peau.  Mais voilà. On ne gagne que difficilement dans un jeu de combat en ne donnant que des coups de pieds ou de poing  basiques, et carrément impossible dans un KoF.  Tous les personnages disposent de coups spéciaux a éxécuter, la plupart du temps avec des quarts ou demi-cercles plus un bouton.
Ils disposent également de la possibilité de placer un super-coup spécial , conditionné par la jauge de puissance  en bas de l'écran.  Une jauge très importante, qui se remplit  en frappant l'adversaire, et  qui conditionne plusieurs choses. Si vous avez du stock, symbolisé par un chiffre, variable selon les persos qu'il reste dans votre équipe, vous pourrez exécuter un super-coup spécial ravageur pour qui se le prend dans les gencives.  Mieux encore: le leader peut placer son "Leader Special Move", c'est à dire un mouvement spécial qui lui est propre. Si éxécuté proprement, vous prendrez un avantage certains sur sur votre adversaire.  La jauge de puissance permet également d'annuler des attaques, et mieux encore, de placer un Super Cancel juste après: C'est à dire que vous annulez l'attque de votre adversaire et contre-attaquez avec un super-coup spécial.
Le leader quant à lui, bénéficie du Dream Cancel,  qui outre l'annulation du coup spécial adverse, permet de placer le Leader Special Move juste après , moyennant toutefois deux barres de stock.
Mais également un point de la barre de compétence! Celle-ci, juste audessus de la jauge de puissance, se remplit en permanence et vous pouvez avoir jusqu'à deux points de compétences (PC), qui se dépensent selon les actions de combat. Un "Cancel" vous en coutera un. Les changements, un ou deux selon le type de "shift" effectué.
Une autre nouveauté de cet épisode est, en effet, la capacité de pouvoir changer de perso en cours de combat , et cela en appuyant sur les boutons de poing ou de pied en même temps. Il y a plusieurs types de changement:
 -Le changement rapide, qui permet d'annuler certaines attaques et de changer de perso sans perdre l'avantage acquis.
-le changement-sauvetage, qui permet de s'échapper des attaques adverses,  mais attention car on reste vulnérable le temps de l'éxécution du changement. De plus, il ne vous donnera pas forcément l'avantage.
- Le changement-garde, qui permet de changer de perso tout en se protégeant des attaques adverses.
Tout cela moyennant un PC pour le premier, et deux pour les autres.
Au dessus de la barre de santé se trouve le "stun meter", qui se vide si vous prenez trop de coups. A ce moment, vous verrez marqué "Stun" (assomé) et serez complètement à la merci de votre adversaire. Attention donc.
Voilà un bref aperçu du gameplay de ce KoF , vraiment pas simple à  raconter,  mais qui permet, pour qui maîtrise le jeu, des possibilités énormes.
Rien qu'à cause de cela le jeu ne s'adresse pas aux casual gamers ( joueurs occasionnels).
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Malin se bat avec un yo-yo!

Et la technique dans tout ça ?
Le jeu est en 2D et ça se voit. Graphiquement, outre les artworks  très bien faits des persos, les décors restent simples, avec parfois des personnages dans le fond. Il sont néanmoins assez colorés , mais on regrettera leur nombre restreint.
L'animation des persos est bien décomposée bien qu'un peu raide, et surprend pour celui qui est habitué aux mouvements fluides d'un jeu de baston en 3D.  mais on s'y fait. Les animations de débuts de combats et de pose de victoires sont souvent à mourir de rire. Si une équipe gagne le match, vous voyez ensuite un écran avec le dernier perso vivant qui y va de sa petite phrase moqueuse, voire désobligeante,envers l'adversaire, et ses alliés dans le fond.
Les musiques correspondent bien au genre, même si aucune n'est inoubliable . Le tout est rattrapé par les voix, bien trouvées, et qui ajoutent un côté parodique pour un jeu qui se prend assez au sérieux, notamment dans le gameplay. La commentatrice est assez gratinée dans le genre, avec un "you...WIN!"  des plus tonitruants, parfois accompagnés d'un "Perfect!" sur-aigu... Ou encore écoutez-là dire  "New Challenger"... Ah, ces Japonais qui tentent de parler en anglais ( c'est de l'humour, je précise)... même les K-O de certains persos sont hilarants a entendre. Bon ce n'est pas sous-titré , mais à l'animation on comprend parfois ce que ça veut dire...  Le jeu est de plus affublé d'une touche de provocation, qui ne sert qu'à nous faire rigoler...
La durée de vie est bonne, très bonne, même. Outre les nombreux modes de jeux qu'il propose, le mode Challenge vous donnera pas mal de fil à retordre avant de le boucler. A deux joueurs, on s'éclate comme des fous.
Bref une réalisation pas extraordinaire, sans esbrouffe mais qui reste dans la bonne moyenne, c'est ce qu'offre le jeu, et je n'en demande pas plus à un jeu de combat.
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Momoko est un des nouveaux personnages. Ses animations sont hilarantes.

Hélas, dans ce tableau idyllique, quelques tâches viennent un peu l'assombrir...
A commencer par Magaki, le boss de fin.  Alors ok, qu'il soit dur à battre, c'est une chose, mais qu'il soit sur-abusé  en est une autre! Il n'y a rien de plus énervant que ses boules de feu qui vous touchent quoi que vous fassiez, que son bouclier qui vous enlève une bonne partie de la barre de vie, qu'il se téléporte au moment où vous tentez de le toucher. Personnellement, il 'ma coûté une mannette , de rage, tellement il me gavait. Et ce ne sont pas les aides du "Continue Service" intervenant en cas de défaite, qui y suffiront,, et ce même en mode de difficulté 1 (le plus faible) . J'ai du utiliser la triche autorisée, c'est à dire baisser dans les options les paramètres du joueur 2  au minimum pour m'en sortir, et débloquer ainsi les séquences de fin de séquipes.
Parlons en, tiens. Dommage que cela se résume à une série d'images et de textes avec une animation minimaliste, même si certaines sont drôles.
Quelques bugs interviennent ici et là, comme Tizoc ( l'aigle) renommé Mai à l'écran de sélection,ou celui qui fait planter le jeu en mode training...
Idem, porquoi avoir attendu près d'un an après la sortie au japon pour qu'il vienne chez nous ? Ce n'est pourtant pas un RPG...
Mais cela ne gâche malgré tout pas le plaisir que l'on prend à y jouer.

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Duck King est entrain de se faire rôtir par Kyo...

Bien réalisé, technique , offrant de multiples possibilités de gameplay, exigeant et drôle, King of Fighters XI offre une nouvelle référence du genre sur PS2, que l'on aurait tort de bouder, malgré les quelques défauts qui subsistent.




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Publié dans Jeux-vidéo

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