Doctor Robotnik's Mean Bean machine

Publié le par Julius81

Le Docteur Eggman, plus connu en Europe sous le nom de Ivo Robotnik ( selon la notice du premier Sonic),  est, on le sait, l'ennemi juré que le hérisson bleu doit à chaque fois mettre hors d'état de nuire, ou presque.
Pourtant, Sega, à la recherche de concepts pour développer le monde de Sonic, va , après avoir transformé le hérisson bleu en balle de flipper ( j'en parlerai prochainement, promis), mettre en scène le savant fou et son armée de robots. Et ce ... dans un jeu de réflexion!

Nom: Doctor Robotnik's Mean Bean machine
Sortie: 1994 en Europe.
Consoles: Megadrive , Master System et Game Gear
Genre: réflexion
Continues: infinis
mots de passe:  oui
sauvegardes: non.
Editeur: Sega
Développeur: Sega



Les haricots en grains, ça fait péter...un plomb...

Le concept de DRMBM (ça fait plus court, vous en conviendrez), c'est d'assembler les haricots qui tombent du plafond  par couleur. Dès que quatre d'entre eux sont réunis, ils disparaissent de l'écran.
Ca paraît simple comme ça. Et ça l'est. Le problème, c'est que vous devrez affronter en duel les robots de Robotnik, avant l'infâme Docteur pour le niveau final, et ils ne vous feront aucun cadeau. Bien entendu, plus vous progressez, et plus cela sera difficile.
En effet, éliminer les haricots en grand nombre fera tomber dans l'écran adverse des haricots parasites, qui sont transparents, , qui deviennent vite gênants pour constituer des suites, mais qui seront effacés en même temps que la couleur si vous réunissez 4 haricots ou plus.
Bien entendu, le tout est de bien placer les paires qui tombent du plafond sur l'écran. En effet, si la somme de haricots accumulée  touche le plafond , c'est game over, un peu comme dans Tetris, et l'adversaire n'aidera pas à vous en sortir.
Mais les haricots qui tomberont  par deux, seront soit d'une même couleur, soit de deux couleurs diférentes. Sachant qu'il y a des haricots verts ( bien entendu! :p ), des haricots jaunes, des bleus, des violets, et des rouges. Cela peut donner pas mal de combinaisons... mais cela peut être utile.
Parce que le principe du jeu,  c'est de faire des chaînes. J'explique.
Si vous éliminez une colonie de 4 haricots ou plus, la colonne , étant donné que le jeu est essentiellement à la verticale, descendra. Et si un haricot d'une couleur différente arrive sur les trois autres de sa couleur,, la deuxième colonie s'effacera ensuite de l'écran. Cela enverra encore plus de parasites chez l'adversaire, pour lui bloquer éventuellement toute sa stratégie. On peut en faire beaucoup comme ça, le tout étant de savoir comment placer les haricots à l'écran.
Maîtriser ce système de chaînes est essentiel dans ce jeu si vous comptez vous en sortir  vivant. Bien entendu, l'élimination des haricots en chaines rapportait beaucoup plus de points qu'une élimination unique.
L'I.A. de la console est , je le rappelle, sans pitié, et ce dès les premiers niveaux. La moindre erreur peut être sanctionnée par un coup de l'adversaire.
Sans compter que plus vite vous battez un adversaire, plus vous aurez de points, car le temps compte en tant que bonus.
Et, si vous mettez trop de temps, sachez que le jeu s'accélerera de façon drastique, ce qui peut perturber encore plus et ruiner votre stratégie en un rien de temps.
C'est plutôt mal barré pour vous...
 

Parlons technique, maintenant...

Le jeu est bien réalisé, joli à voir: les robots sont tous différents et adoptent plusieurs mimiques: Ils seront contents lorsque vous serez proche de la fin , enfin de perdre la manche, et se mettons à pleurer si eux se retrouvent dans ce cas. Et s'ils clignotent en blanc, il suffira juste d'une bonne chaîne pour les battre.
La musique est assez anecdotique, comme toujours dans ce genre de jeu , et est là pour stresser le joueur plus qu'autre chose.
Le jeu comportait des cris digitalisés: si vous faisiez une chaîne, la console criait "Yippie Kaï Yay"  et on entendait un "Hihaaa!" si c'était l'adversaire qui en faisait une. Plusieurs fois à la suite, cela peut signifier votre victoire... ou votre perte.
La jouabilité est aussi simple que dans un Tetris, les boutons servant à tourner les haricots. . De plus, si on "droppait" les haricots depuis le haut de l'écran, cela ajoutait des points de score.
L'animation était , bien entendu, assez minimaliste dans l'ensemble, bien que le jeu accélrait au fur et à mesure.
La durée de vie est plutôt bonne , passer certains robots vous demandera  plusieurs essais, même en mode facile. 
Bient entendu, le jeu disposait d'une option deux joueurs, et là, c'était vraiment l'extase d'y jouer,une fois le système assimilé, coup bas et autres chaines multiples  provoquant l'exaspération de l'autre, et donc, une revanche. De plus le jeu est suffisament accrocheur pour que l'on y revienne, même en mode solo.

Allez, plus qu'un effort!


Bon, ok, ce n'est qu'un Puyo Puyo  transposé dans l'univers de Sonic, mais, comme on dit, c'est dans les vieux pots que l'on fait les meilleures soupes. Et il n'y a pas à dire, Doctor Robotnik's Mean Bean Machine  a du goût.  Sans doute l'un des meilleurs remue-méninges de la 16 bits de Sega.


Voilà... désolé, mais il m'est difficile de faire un long article sur un jeu de réflexion...

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Publié dans Rétro-Gaming

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